32 posts tagged “en attendant des jours pires”
Il me faut rassurer
mes fidèles lecteurs (s'il en reste quelques-uns). J'ai enfin
repris le contrôle de moi-même (voir les notes through the looking glass pour ceux qui auraient raté les épisodes du feuilleton) .Vous expliquer comment à
la faveur de la métempsychose (sic) d'un moine du monastère
de Tengboche dans l'Himalaya je pus me débarrasser de mon
double maléfique serait un peu trop long à vous
expliquer. Ce sera pour une autre fois, je pense. Evidemment, je ne
dis pas qu'il ne reste aucune trace en moi de cet être venu
d'au-delà du miroir. Disons qu'il fait maintenant partie des
multiples personnalités que j'essaye à grand peine de
contenir en moi (schizophrénie quand tu nous tiens!) J'ai bien
conscience que je dois des excuses à ceux et celles que mon
double a tenté d'abuser. Il ne le refera plus, je le promets,
ou alors avec mon consentement...
Sachez que les
réponses positives de ceux qui ont cru de bonne foi que
c'était moi qui leur avait adressé un message m'ont
touché. Je vous proposerais bien à tous, profitant des
derniers moments de chaleur estivale, d'organiser un barbecue dans
mon appartement, mais je ne crois pas que mon propriétaire
soit d'accord. En plus en ce moment, je suis complètement
overbooké (traduisez : j'ai une quantité astronomique
de livres à lire pour préparer la rentrée). On
pourra donc se voir ici et sur vos blogs respectifs, ce qui n'est
déjà pas si mal. Promis, si j'ai un créneau qui
se libère, je vous fais signe...
Bonne rentrée à tous.
Dans ma famille, on
n'aime pas trop les étrangers. Alors quand mon père est
mort, ma mère aurait pu se marier avec un autre gars, un gars
du village. Le problème, c'est que des gars au village, il n'y
en a plus depuis 1970, depuis que la dernière communauté
de hippies a foutu le camp, parce que la terre était trop
aride et qu'il fallait se lever trop tôt pour arroser les
plants de tomates. Ça ne faisait pas l'affaire de ma mère,
vu qu'elle était encore jeune et que ça la démangeait
encore pas mal au niveau du bas ventre, et puis, n'ayant eu qu'un
fils, elle ne se voyait pas interrompre là la nombreuse
postérité qu'elle s'était promise de laisser au
monde. Evidemment, elle aurait pu descendre à la ville se
chercher un homme, mais ça aurait été un
étranger et qu'est-ce que vous voulez, dans la famille on
n'aime pas les étrangers. Du coup elle s'est tournée
vers le seul mâle du village susceptible de la satisfaire si
l'on excepte l'âne Cadichon, et le verrat Grocochon. Or il se
trouve que ce mâle, c'était moi.
Nous avons vécu
ainsi paisiblement pendant plusieurs années. Ma mère
mit au monde une charmante petite fille que nous avons appelée
Anne-Marie comme sa mère. Anne-Marie fut choyée par
toute la famille. Sa mère Anne-Marie n'avait d'yeux que pour
elle, quant à sa grand-mère Anne-Marie, ma mère,
elle en était folle. Son père s'en occupait à
merveille, et elle était l'objet de toutes les attentions de
moi, son grand-frère. Anne-Marie aurait voulu d'autres enfants
qu'Anne-Marie. Malheureusement la sinistre fatalité qui
semblait s'acharner sur notre pauvre famille ne lui en laissa pas le
temps. Elle mourut en se noyant dans une mangeoire à pigeons
avant de mettre au monde son troisième enfant.
J'aurais pu
chercher une femme au village pour me seconder dans les tâches
ménagères harassantes qui composent l'ordinaire de la
vie à la ferme. Le problème, c'est que des femmes au
village, à part ma mère, il n'y en a plus depuis 1972,
depuis que la dernière communauté de lesbiennes a foutu
le camp, importunée par les avances un peu trop pressantes de
l'âne Cadichon. Evidemment, j'aurais pu descendre à la
ville pour chercher une femme, mais ça aurait été
une étrangère et qu'est-ce que vous voulez, dans la
famille on n'aime pas trop les étrangers. Du coup j'ai reporté
mon affection vers la seule présence féminine de mon
entourage. Or, il se trouve qu'Anne-Marie qui allait sur ses quinze
ans était la plus jolie fille qui soit aux alentours et c'est
tout naturellement que nous nous sommes mis en ménage et que
nous avons dormi dans le même lit.
Nous vivons ainsi depuis plusieurs années. Anne-Marie a mis au monde un petit garçon que nous avons appelé Gustave en hommage à son père ainsi qu'à son grand-père. La vie à la ferme reste dure et parfois dangereuse et il m'arrive parfois de penser avec angoisse à ce que pourrait devenir Anne-Marie si par hasard il m'arrivait malheur. Un accident d'arrosoir est si vite arrivé! Et malheureusement, il n'y a plus aucun homme au village qui puisse assurer la succession de la ferme. Quant à aller chercher un étranger à la ville, j'espère bien qu'Anne-Marie n'en sera jamais réduite à une telle extrêmité! Je n'imagine que trop bien de quelles turpitudes ces dégénérés sont capables! Ma mère m'a suffisamment parlé de leurs moeurs ignobles et répugnantes! Lorsque je fais part de mes inquiétudes à celle qui est pour moi tout à la fois une soeur, une fille et une compagne, elle me répond tendrement en me regardant de ses grands yeux charmants : « Ne t'inquiète pas, Gustave, si jamais il t'arrive quelque chose, il y aura toujours Gustave, c'est presqu'un homme maintenant! »
Bon, je ne peux pas diffuser la photo de Christine Boutin dont je vous avais parlé, c'est contraire aux résolutions de l'OTAN. Par contre, revenez demain, suite à la demande d'une lectrice, je diffuserai sur ce blog une vidéo exclusive de Nadine Morano faisant un strip-tease!
Bon, je ne peux pas diffuser de photo de Carla Bruni nue sur ce blog, en raison d'un avis contraire du CSA, mais après-demain (oui, demain je reste à l'Elysée pour travailler sur des dossiers sérieux, je n'aurai pas le temps de m'occuper de ce blog), c'est promis, vous aurez une photo de Jean-Louis Borloo en slip kangourou.
Ca c'est bien les Français! Toujours en train de se plaindre, jamais contents! Et la crise par-ci, et la crise par-là. J'ai promis que j'augmenterai le pouvoir d'achat et bien je suis en passe de tenir mes engagements. Les Français n'ont qu'à faire comme moi : aller vivre au Mexique, là où le coût de la vie est bien moins élevé qu'en France. Ah ça, évidemment, si on ne veut pas faire d'effort, on peut toujours rester à crever en France, mais qu'on vienne pas se plaindre après! Qu'ils prennent donc exemple sur Florence Cassez, tous ces Français qui ne sont pas contents : elle, pour augmenter son pouvoir d'achat, elle a décidé de vivre les prochaines soixante années de sa vie au Mexique, comme ça, elle est tranquille...
Allez, pour égayer l'atmosphère, une image de Mexicains et une chanson de Luis Mariano...
Nicolas
Bon, évidemment, c'est la plus grave crise internationale qu'on ait jamais connu donc c'est normal que l'activité de ce blog, soit en stagnation. N'empêche que grâce aux réformes entreprises ça va certainement aller mieux, demain, ou après-demain... enfin, plus tard. Alors, tous ensemble, on garde le cap et on continue les réformes, parce qu'un grand blog comme Vivre me fait rire Ensemble tout devient possible doit relever le défi de l'avenir en se modernisant! Et pour continuer une photo qui fera rêver la ménagère de moins de cinquante ans...
Nicolas
Ceux qui s'imaginent que je ne vais rien faire sous prétexte que c'est dimanche se fourrent le doigt dans l'oeil. Moi je n'ai pas peur de travailler le dimanche. Vous croyez quoi ? Que je vais rester les bras croisés en attendant que ce blog se casse définitivement la gueule ? Eh ben certainement pas. Certes la situation laissé par mon prédécesseur est catastrophique : chute d'audience en baisse, pas de nouveaux contacts depuis des mois, baisse de qualité des notes publiées, et j'en passe... C'est normal cela dit, qu'est-ce qu'il faut attendre d'autre de la part d'un professeur ? La situation est catastrophique, mais si vous croyez que ça me décourage... Moi je me retrousse les manches et je me mets au travail, parce que j'estime que c'est une chance de devoir redresser la situation. On m'a fait confiance, et croyez-moi, je saurais m'en montrer digne! S'il le faut j'irai chercher les lecteurs avec les dents... Remarque c'est tellement sinistre, ce blog, je comprends pourquoi il n'y a plus aucun lecteur... C'est pourtant pas compliqué de mettre une photo de fille en bikini et ça fait tout de même plus rêver que Marcel Proust...
Nicolas
C'était hier
l'anniversaire du Président de la République Française,
Nicolas Sarkozy. Le Président, avec l'humilité et la
discrétion qu'on lui connaît lorsqu'il s'agit de sa
personne, n'a pas tenu à ce que cet événement
fasse l'objet d'une célébration particulière.
C'était sans
compter les Français qui lui avaient reservé une belle
surprise au lendemain de cet anniversaire. C'est en effet par
centaines de milliers qu'ils se sont rendus, dans un mouvement
spontané d'enthousiasme populaire, dans les grandes villes du
pays pour rejoindre les impressionnants cortèges célébrant
la politique de notre Président bien aimé. Ils ont été
ainsi plusieurs millions à sacrifier une journée de
travail, malgré la conjoncture économique difficile,
pour participer à cet événement exceptionnel.
Scandant le nom de Sarkozy, brandissant des pancartes reprenant des
citations de celui que l'on a pris l'habitude ici d'appeler le Grand
Timonier ou le Petit Père du peuple telles que « Casse
toi pauvre con. » ou « Aujourd'hui dans ce pays
quand il y a une grève personne ne s'en aperçoit. »,
ils ont ainsi manifesté leur soutien à une politique de
réformes unanimement saluée par l'ensemble des
syndicats qui faisaient eux aussi partie du cortège. Étaient
absents en revanche les infâmes capitalistes du CAC40 et du
MEDEF qui ont préféré rester terrés chez
eux, terrorisés par cette manifestation de soutien
inconditionnel à une politique qui n'a eu de cesse de dénoncer
les patrons voyous.
Toujours aussi modeste, le Président n'a pas cru bon répondre à l'enthousiasme populaire autrement qu'en continuant à travailler en toute discrétion sur les futures réformes dont on peut présumer qu'elles seront célébrées avec la même ferveur que les précédentes.
Alors que le gouvernement vient d'annoncer un énième plan de rigueur pour la Sécurité sociale, il est temps de prendre enfin ce problème à bras le corps. Car ne nous illusionnons pas, ce que propose le gouvernement n'est encore une fois que poudre aux yeux pour tenter de faire croire qu'il agit. Tant que les politiques n'auront pas le courage de prendre les vrais mesures qui s'imposent, la situation restera la même. Pourtant quelques mesures simples permettraient de sauver la Sécurité Sociale ; c'est du moins les conclusions auxquelles je suis parvenu en me penchant sur le problème. Voici donc en exclusivité les résultats de mon analyse.
Tout d'abord, il convient de cerner les responsabilités. Il y a forcément un coupable à cette situation catastrophique, il suffit de savoir qui.
Seraient-ce les médecins qui font payer quinze consultations là où une seule aurait suffi, qui, soudoyés par les grands groupes pharmaceutiques, prescrivent des médicaments hors de prix ? Certainement pas. Les médecins font leur travail. Ils essayent au contraire de décourager les patients de venir les voir en prenant des dépassements extravagants, mais malheureusement il n'y a rien de plus têtu qu'un malade. De plus comment veut-on qu'ils maintiennent raisonnablement le rang qui est le leur si on ne leur permet pas de gagner un peu d'argent ? Voudrait-on que les médecins roulent en Logan, habitent dans des maisons à 15 euros et passent leurs vacances au camping de Palavasse les Flots ? Les gens n'ont pas l'air de se rendre compte qu'un 4 x4, une grande maison avec piscine, cela coûte de l'argent. Évidemment, cet aspect là des choses échappera toujours à un certain nombre de personnes qui ne se rendent pas compte de l'abnégation et de l'esprit de sacrifice qui anime la classe médicale. Non que cela leur plaise de gagner beaucoup d'argent, mais ils ne peuvent pas faire autrement.
Les coupables seraient-ils par hasard les laboratoires pharmaceutiques qui vendent à prix d'or des médicaments dont l'efficacité est parfois douteuse ? Là encore, c'est faire fausse route que de penser une telle absurdité. Car enfin les laboratoires doivent faire face à une conjoncture des plus défavorables. Ils doivent faire face à la concurrence des produits vendus sur internet. De plus les pays africains alors qu'ils pourraient acheter très cher les produits des grands groupes préfèrent acheter des produits de qualité équivalente pour trois fois rien. Bref, la situation n'est pas facile et il faut bien que ces groupes fassent de l'argent quelque part.
Ce n'est pas la peine de chercher plus loin, le responsable, l'unique responsable de cette situation catastrophique, c'est le patient, vous, moi, vos grands parents, vos enfants, bref, tous ces gens qui tombent malades sans demander l'avis de leur médecin traitant. Or c'est bien connu, les patients sont des irresponsables qui abusent d'un système à l'agonie. Plutôt que de mourir tranquillement dans leur coin, ils prétendent être soignés. Il convient donc de responsabiliser le patient afin de lui faire comprendre qu'il ne peut pas continuer, dans la conjoncture actuelle, à avoir des exigences aussi extravagantes.
Mon plan est donc très simple : il consiste à rayer des listes de la sécurité sociale tous les actuels bénéficiaires qui par leur comportement prennent des risques inconsidérés les mettant en danger de tomber malades.
Il faudrait d'abord commencer par rayer des listes, les fumeurs, les alcooliques, ceux qui mangent trop gras, trop salé, trop sucré, ceux qui ne mangent pas suffisamment, qui ne boivent pas assez d'eau. Ainsi chacun assumera ses choix. Il n'y a pas de raison qu'un comportement irresponsable soit pris en charge par l'ensemble des cotisants.
Ensuite il faudrait rayer des listes les femmes enceintes. On ne me dira pas qu'avec les moyens de contraception qui existent à l'heure actuelle, elles ne l'ont pas voulu. Qu'elles assument donc seules leur irresponsabilité.
De même il faudrait rayer des listes les enfants de moins de seize ans afin de responsabiliser leurs parents. Peut-être cela les inciterait-il à délocaliser leurs enfants à l'étranger jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge légal pour travailler. De cette façon les enfants ne seraient plus un boulet pour l'économie française et cela permettrait également de fermer un grand nombre d'écoles qui ne servent à rien et coûtent bien trop cher (en attendant bien entendu qu'on rétablisse le travail des enfants, mais pour cela il faut attendre encore un peu, les mentalités ne sont pas tout à fait prêtes).
Il faudrait rayer des listes les vieux. Les vieux ne servent à rien et ils coûtent cher. Il est donc normal qu'ils participent financièrement à leur entretien. De toute façon s'ils sont vieux c'est qu'ils l'ont bien voulu. Après tous les efforts déployés par le gouvernement Raffarin lors de la canicule de 2003 pour qu'ils puissent mourir dignement de déshydratation, on ne peut plus rien faire pour eux. Par conséquent, si après avoir pris conscience qu'ils sont un poids inutile pour la société, ils n'ont pas le bon goût de se suicider, ce sera bien fait pour eux s'ils meurent de maladie parce qu'ils n'ont pas d'argent pour se payer le médecin.
À rayer de la liste également, ceux qui se couchent après vingt heures. En effet la publicité sur les télés publiques étant supprimée après cette heure, il n'y a plus aucun intérêt à rester éveillé. Quant à ceux qui sortent, ils risquent d'aller au restaurant et de consommer de l'alcool et de rentrer ainsi dans la catégorie précédemment citée des alcooliques ou de ceux qui ne s'alimentent pas convenablement. Quant à ceux qui font des heures supplémentaires jusqu'à 23 heures, avec toutes les mesures prises par le gouvernement pour augmenter leur pouvoir d'achat, ils peuvent bien se payer le médecin, ils ont les moyens. À quoi leur servirait tout cet argent supplémentaire ? Ce n'est certainement pas avec le temps disponible qui leur reste qu'ils pourront convenablement le dépenser. D'autant plus que le surmenage augmente les risques de tomber malade. Il ont le droit de vouloir gagner plus, il faut simplement qu'ils en assument les conséquences.
À rayer de la liste enfin, les pauvres. C'est prouvé statistiquement, on tombe malade bien plus souvent lorsque l'on est pauvre, que l'on a le mauvais goût de vivre dans des conditions insalubres, de s'alimenter n'importe comment avec des produits de mauvaise qualité et d'accomplir un travail pénible. Quand on ajoute à cela que la plupart de pauvres ne partent pas en vacances, on ne s'étonnera pas après qu'ils tombent malades. Eh bien s'ils veulent être pauvres, après tout c'est leur droit, mais alors qu'ils en assument les conséquences.
Voilà, il ne s'agit que d'une simple proposition, on pourrait évidemment ajouter d'autres catégories à celles mentionnées ci-dessus. L'essentiel, c'est de comprendre qu'il faut bien faire quelques sacrifices si l'on veut conserver ce modèle généreux et fraternel que le monde entier nous envie.