Through the looking glass : première partie
Et! Salut toi! Tu as beau te cachée derrière ton écran d'ordinateur, je vois bien a quel point tu es belle! Je ne t'avais jamais montrer de photo de moi, je veux dire tel que je suis vraiment ? En fait je suis un trop beau mec. Alors si tu veux qu'on se voient en vrai n'hésites pas à me laisser un message en pv. Sinon, je vais te racontée une histoire que j'ai inventé spécialement pour toi. J'espère qu'elle te plairas.
Tout commença, il y a quelques temps de cela, un jour où
glissant une fois de trop sur mes cheveux en sortant de la douche, je
décidai qu'il était grand temps d'aller les faire
couper. Ayant pris rendez-vous chez ma coiffeuse habituelle,
j'arrivai le jour dit à l'heure dite pour constater que trois
ou quatre clientes me précédaient. Ma coiffeuse
m'invita à m'asseoir en attendant qu'elle ait terminé
avec ces dames, ce que je fis. Une fois assis, plutôt que de me
plonger dans la lecture d'un des magazines féminins qui
trainaient çà et là, je contemplai mon visage
dans les multiples miroirs qui tapissaient les murs du salon de
coiffure. Après m'être amusé à me faire
des grimaces, profitant de moments où ma coiffeuse me tournait
le dos, je décidai de regarder par miroir interposé ce
qui se passait dans la rue. Ce que je vis me laissa perplexe. Sur le
trottoir d'en face, un homme marchait. Il passa derrière un
poteau et je le vis très clairement disparaître
derrière. Je tournai sur mon siège et regardai la rue.
L'homme était dans la rue, de l'autre côté du
poteau, il s'était arrêté, l'air étonné.
Je fis pivoter mon siège dans l'autre sens et regardai dans le
miroir la scène que je venais de voir. L'homme avait à
nouveau disparu! Je me retournai, il était dans la rue et il
s'était remis à marcher.
Il me fallait en avoir le coeur net. Je me levai, je sortis après
murmuré un vague « excusez-moi, je reviens tout de
suite. » et je traversai la rue. L'espace compris entre le
poteau et le mur était juste suffisant pour laisser passer un
homme. J'avançai prudemment, tendant la main de façon à
la faire passer derrière le poteau. Elle disparut complètement
de mon champ de vision et je ne ressentis plus rien au bout de mon
bras. Je décidai d'essayer de percer ce mystère et fis
un pas en avant, puis un deuxième ; j'eus soudain la sensation
étrange de disparaître.
Lorsque je me retrouvai moi-même, j'étais dans le salon de coiffure, face à ma coiffeuse, j'agitai les lèvres sans qu'aucun son n'en sorte. Pourtant, la coiffeuse sembla me comprendre et elle acquiesça à ce que je ne lui avais pas dit. Puis elle m'invita à m'asseoir. Vingt minutes plus tard, je sortais du salon de coiffure avec une coupe que je n'avais pas demandé et qui me donnait l'allure d'un mannequin de magazine. À peine fis-je quelques pas dans la rue que je me sentis à nouveau disparaître.
Il me semblait réapparaître, comme dans un rêve,
par flashs, je me voyais marcher dans la rue quelques secondes, et
puis plus rien. Lorsque je repris consistance, j'étais dans
une cabine d'essayage, face à un miroir où je me vis
enfiler des vêtements de marque. Puis je me sentis à
nouveau disparaître.
Combien de temps s'écoula-t-il entre cette nouvelle disparition et le moment où je repris consistance ? Je l'ignore. Je sais simplement que je me retrouvai dans ma salle de bain, face à mon miroir. J'étais habillé avec une élégance que je ne me connaissais pas et je me souriais dans le miroir avec un air d'arrogante satisfaction.
« Alors, tu te trouves comment ? C'est tout de même
mieux comme ça, non ? »
La voix avait résonné clairement dans la pièce à moins que ce ne fût dans mon esprit. Quelqu'un venait de me parler et pourtant dans la pièce il n'y avait que moi. C'est du moins ce qu'il me sembla sans que je puisse m'en assurer, car pour une raison incompréhensible, il se trouve que ma tête refusait obstinément de bouger.
« Ce n'est pas la peine d'insister, à présent c'est moi qui commande. Tu ne bougeras que lorsque je l'aurai décidé. »
(A suivre...)
Comments
"T’es k-rément trop top sur la tof, super bo mec, t’as l’air hyper sympa et en plus tu racontes mega bien les histoires… de coiffeur. J’te kiffe grave, suis fan ! Patrickkk j’hallucine, j’crois bien que Lewis Caroll il avé ossi un coiffeur au miroir bizarre. J’t’envoie ma tof, tu vas avoir la surpriz du siecle paske je ressemble à Pamela Anderson (sans ses bouées de sauvetage) et un peu ossi à Paris Hilton. J’suis sûre que tu vas adoré"
Through the Looking-Glass ? And what Le Concombre found there ? A suivre.
En lisant les premières lignes de ta note, j’ai tout d’abord énormément ri (merci), très vite je me suis dit que tu devais être victime de la malédiction des Henriette du Mans (voir la participation de Patrick aux 24h, pour une cause humanitaire), pire, que tu avais peut-être ingurgité une ratatouille frelatée (ça ne pardonne pas) ou encore reçu un coup de soleil, voire de lune (mets ton chapeau et n’oublie pas de t’hydrater). La suite me rassura quelque peu, quoique… hm… n’est-ce pas là une nouvelle affection psychiatrique du "héros", affections dont tu l’affubles au cours des dernières notes ? La schizophrénie, par exemple ?
Très intéressant, tu as une imagination débordante, bravo ! J’attends la suite avec impatience :)