
Roger McGowen, photo non datée (capture d'écran) (DR)
Depuis le mois de novembre 2009, le comité français de soutien à Roger McGowen publie sur son site une série de "dix instantanés" dans lesquels sont décrites les rencontres de ce condamné à mort avec deux de ses correspondants francophones.
NouvelObs.com se joint à l'initiative pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles cet homme croupit depuis douze ans dans sa minuscule cellule de l'unité pénitentiaire Polunsky, au Texas. Extrait :
"Les présentations faites, il fut tout de suite dans le vif du sujet, en nous expliquant l’ambiance quotidienne dans le couloir de la mort. 'Vous savez, me lança-t-il, il y a ici trois sortes de détenus. Les premiers, les plus nombreux, sont devenus des bêtes féroces. Ils hurlent leur haine et leur douleur à longueur de journée, jusqu’à être épuisés de fatigue'. Un peu comme si nous vivions en permanence avec des voisins de paliers qui ne cessent de se déchirer, de taper sur les meubles, sur les tables et les portes à grands coups de pieds. Pas simple tout de même !
'Il y en a qui souffrent tellement qu’ils se mutilent, tant ils sont arrivés au bout de la raison. Comme ce détenu, il y a quelques mois, qui a mangé ses yeux pour ne plus voir le monde, dans des hurlements si déchirants. Ou bien encore celui qui s’est cisaillé le front et a ensuite tiré sur sa peau pour s’enlever le visage, comme on épluche un légume. Ils ont si mal, ils sont tellement à bout, ils hurlent depuis tant d’années que parfois leur douleur atteint le comble !
'Il y a aussi ceux qui ont trouvé la foi, mais pour embêter tous les autres. Ils lisent à longueur de journée la bible ou des prières, parfois en criant pour se faire entendre le plus loin possible. Souvent ils attendent que les premiers s’endorment de fatigue après avoir crié toute la journée, pour prendre le relais et empêcher à leur tour de dormir tous ceux qui ont hurlé.
'Et puis il y a ceux qui sont rentrés en eux-mêmes. Ceux qui ont compris qu’au-dehors il n’y a pas de solution. Ceux qui apprennent peu à peu une autre façon de vivre au-dedans, pour sauver leur raison. Et ce n’est pas simple dans un tel contexte d’avoir toujours une longueur d’avance sur la haine et la violence. A chaque instant nous risquons de trébucher. A chaque instant la folie au-dehors vient nous chercher pour que nous re-choisissions la paix.'
Evidemment j’étais perplexe devant de telles conditions de vie ! Mais comment fait-on pour garder un peu de paix au milieu d’un tel chaos ? Il me répondit avec douceur en appuyant sur chaque mot : 'Au-delà de la douleur, au-delà de toute cette souffrance, on peut rencontrer de l’amour pour tous ces pauvres êtres… Alors survient le Silence ! ' Ils hurlent, ils crachent sur tous ceux qui passent devant leur cellule, ils jettent même leurs excréments sur les gardiens. Tout cela n’est que de la douleur, de la douleur extrême racontant des pauvres vies. Et c’est là, sans doute que le silence surgit, un tout autre silence que celui que l’on trouve à la fin du bruit, ai-je pensé presque malgré moi. Un silence qui proviendrait de… l’amour pour autrui !"
Condamné à mort
Roger McGowen, 45 ans, a été condamné à la peine de mort en 1987 pour un meurtre qu'il nie depuis avoir commis.
Lorsqu'il est interpellé un an plus tôt, il a 22 ans et travaille comme manager dans un petit restaurant de l'un des pires ghettos de Houston, le Fifth Ward, où il habite avec sa femme et son jeune fils. Il soutient financièrement ses frères et sœurs, dont l'aîné, Charles, a depuis longtemps sombré dans la délinquance et la toxicomanie.
Sa voiture vient d'être retrouvée sur la scène d'un meurtre : deux hommes ont tenté de braquer un night club et la patronne de l'établissement a été tuée. Roger McGowen affirmera lors de son procès avoir ce soir là prêté son véhicule à son frère et son cousin, lui-même arrêté sur les lieux à l'arrivée de la police.
Mais au moment de son interpellation, voulant protéger son frère, introuvable, Roger McGowen décide de s'accuser à sa place. Selon lui, rien ne le lie à ce crime et il est convaincu que son innocence sera reconnue notamment grâce à son alibi - une série de témoins attestent qu’il se trouvait à une réunion de famille au moment du braquage - et aux descriptions faites des braqueurs par les témoins.
Lors de son procès, Roger McGowan sera défendu par un avocat commis d'office, alcoolique notoire rayé du barreau quelques années plus tard pour incompétence. Ce dernier, proche des enquêteurs, ne fera rien pour le défendre et le procès sera entaché de graves irrégularités.
Roger McGowan a passé près de dix ans à la prison d'Ellis One à Huntsville, au Texas, avant d'être transféré à la Polunsky Unit de Livington, où, depuis, il attend son exécution dans une cellule de trois mètres sur deux, coupé du monde et des 358 autres condamnés du couloir de la mort.
Clamant toujours son innocence, il réclame la révision de son procès dans un livre : "Messages de vie du couloir de la mort", aux éditions Jouvence. En septembre 2009, le journal Libération publie une chronique dans laquelle il raconte son quotidien de condamné à mort. "Peu importe la durée de ma vie et le voyage qu'il me reste à faire. Jusqu'au dernier instant, il me faut essayer d'être plus fort que la haine", écrit-il.
Une initiative qui semble interessante et qu il serait bon de relayer auprès du plus grand nombre ...
Merci Plume d'Ours (http://plumedours.vox.com/)
Est ce que l'age transforme forcement notre vision du monde pour en faire une chose aigre?
J'espère que non.
Je pense que non.
Et pourtant je vois des gens dans mon entourage proche devenir profondément aigrit.
Comment peut-on passer d'un être bon a un individu qui ne s'interesse plus a rien de ce qui fait la beaute et la laideur de l'être humain?
Comment peut-on passer d'un être au grand cœur a un individu qui ne prête ni ne donne plus rien de lui que des leçons maigres et taciturnes sur les choses de la vie qu'on ne connaît même pas?
Je ne sais pas comment.
Mais je vois qu'on peut...malheureusement.
Le plus beau morceau du deuxième album des freluquets de Vampire Weekend (plutôt sympathique dans l'ensemble)
J’ai la même passion pour le cinéma que pour la musique! Pour moi les 2 sont la même traduction des émotions des sens, et les 2 m’ont apportés autant ! Et comme la musique, les films peuvent indiquer un certain moment de votre vie, avec tout les souvenirs qui y sont liés.
Mais plus que ça, certains films peuvent vous faire sentir au sommet d’une montagne, quand votre moral est au plus bas ! C’est magique !
C’est pourquoi, j’ai écouté tant d’excellentes chansons, vu tant d’excellents films, que j’ai au moins un millier de films et de chansons préférés !
Et hier j’ai revu un film que j’adore, et qui fait donc partit de mes nombreux films favoris, « In America » de Jim Sheridan, excellent réalisateur irlandais : My Left Foot, Au non du père, The Boxer,...et d’autres que je n’ai pas vu!
In america c’est l’histoire d’un couple d’irlandais, brisé par la perte de leur enfant, Frankie qui est mort d’accident en tombant dans les escaliers. Et tout les 2 se reprochent l’un l’autre la mort de l’enfant sans vraiment se l’avouer. Et ils décident avec leurs 2 autres enfants, 2 petites filles, Chrisy la plus âgée et Ariel, la plus jeune, de partir vivre aux États Unis, en pensant que là bas leurs problèmes s’envoleront comme par magie ! Tout le film est à propos de cette famille, dont le père a perdu l’envie de vivre suite à la perte de son fils, l’incroyable
Chrisy la cadette qui porte toute la famille sur ses frêles épaules de petite fille, et cette étonnant personnage de voisin étrange, Matteo, peintre maudit. Je pense que l’action se déroule en 1987, car à un moment, ils vont au cinéma voir « E.T » de Steven Spielberg, et je crois me souvenir que ce film est sortit en 1987 ! (E.T est un film que j’ai vu en salle aussi, comme énormément de gamins de ma génération !)
Les acteurs d’In America sont tout simplement géniaux ! Et surtout les 2 petites filles Sarah et Ema Bolger, qui sont d’une justesse étonnante, qui n’en font jamais trop, contrairement à beaucoup de jeunes acteurs, et ne perdent jamais de leur naturel ! Le couple formé par Samantha Morton et Paddy Considine, Samantha Morton que l’on avait déjà pu voir pour son 1er rôle je crois, dans l’excellent film de Woody Allen « Accord et désaccord » avec l’excellent Sean Penn, où elle y incarnait à merveille une muette!
Et bien sur sans oublier Djimon Hounsoun, qui joue l’étrange voisin, Mattéo peintre torturé appelé “l’homme qui crie”.
Je pense que ce film est l’histoire de Jim Sheridan, le
réalisateur, car à la fin, il y est mentionné : « Dédié à Frankie »,
mais je n’en suis pas sur, c’est peut être juste une interprétation de ma part ! Ce dont je suis sur, c'est que c'est vraiment un film génial, que je vous conseille de voir. Voici la bande annonce!
You know I’ve got the same passion for movies than music ! To me, both are the same translation of emotion and senses, and both has always bring me so much! And as it’s true for music, a song could indicate a certain time of your life, with all the memory that could be bound to! And to me movies are the same, it could be linked to a time of your life!
But more than that, movies can make you feel at the top of a mountain when you’re down! It’s magic!
That’s why, I’ve listened to so much good music in my life and see so much good movies that I have a thousand of favourites songs and movies!
And yesterday I watched again one of my favourites movies “In America” from the great Irish director Jim Sheridan: My Left Foot, In the name of the father, The Boxer, and others that I didn’t seen! In America it’s the story of a broken irish couple who has lost their son “Frankie” in an accident, a fall in the stairs, that boths of them blame to each other without really tell it. They have 2 kids, 2 girls Chrisy the older one and Ariel and they're going to America to settle in, in thinking that all their problems would disappear there.
And all the movie is about that family which whom the father has lost the will to live since that dramatic accident, that amazing kid who carry all that family on her weak shoulders and that incredible character of the strange neighbour Mattheo.
! I think that movie take place in 1987, because there is a scene where they go to the movie and they saw “E.T” from Steven Spielberg and i think that E.T has been released at that time! If i remembered well! (E.T is a movie that I saw in theater when it has been released, as many kids of my generation!)
The actors of "In America" are amazing! Especially the two kids Sarah and Ema Bolger, who are playing with an incredible aptness, and never do too much in contrary of a lot of young actors, and never lost their natural! The great couple played by Samantha Morton and Paddy Considine, Samantha Morton that we could see in the awesome Woody Allen’s movie with Sean Penn “Sweet and Lowdown » where she played an adorable mute.
And of course the strange neighbour Matthéo, who is a painter, played by Djimon Hounsoun, aka “The man who shout”.
I think that’s the real story of the director, because at the end of the movie it’s written: “dedicated to the memory of Frankie” but I’m not really sure! But what I am sure, that it’s an amazing movie that I suggest you to see!
Check at the trailer!